Exemple
Publication mise en avant

CERCLE ZOOM-THEO 2022

Jour : Mardi soir  / Horaire : 20h30-22h  / Coordinatrice : Christelle  Wouendji / Animateur : Bruno Gaudelet .   

Le cercle zoom – ouvert à chacune et chacun sur la planète – a choisi de se retrouver via zoom autour du Pasteur Bruno Gaudelet le mardi soir de 20h30 à 22h une fois par mois.

Il est proposé en sus au cercle Zoom-THEO de participer au « tronc commun » que l’équipe d’animation paroissiale initiée par le Conseil Presbytéral, a planifié pour cette année (les dîners sont en présentiel, les conférences en distanciel ou présentiel au choix).

Poursuivre la lecture de : Cercle théologique : Zoom-Théo
Exemple
Publication mise en avant

Chers Frères et Soeurs,

Quel peut bien être le point commun entre ces trois textes que j’ai choisis pour nous ce matin ? Dans le premier, extrait du livre de la Genèse, le verbe central est celui de « je vous donne » ; dans le deuxième, la demande d’Elie à la veuve de Sarepta est : « Va me chercher » un peu d’eau, puis « fais-moi d’abord une petites galette » ; dans le troisième, extrait de l’évangile de Marc, cette réflexion de Jésus sur ces petites pièces mises par une veuve pauvre dans le tronc du Temple de Jérusalem, le verbe central est celui de « mettre » : de nombreux riches « mettent » beaucoup ; la veuve pauvre « mit » deux petites pièces ; « tous ont mis en prenant sur leur superflu » ; « mettre tout ce qu’elle possédait ». Donc, du point de vue sémantique, pas de lien. Mais, au-delà, le même axe : celui du don.

Don premier de Dieu, nous y reviendrons ; don de la veuve de Sarepta à Elie, à Elie en premier, le reste de ce qu’il y aura pour se nourrir étant alors pour cette veuve et son fils ; don de cette autre veuve, pauvre, au Temple de Jérusalem.

Don, abandon ; c’est de don qu’il s’agit.

Vous pourriez vous dire : c’est parce que nous approchons de Noël qu’il a choisi d’axer sa réflexion sur le don ; ou bien encore : il est vrai que nous approchons de la fin de l’année et qu’il est en train de nous rappeler que notre église compte sur nos dons !

Eh bien, non, ce n’est pas cela. C’est la résultante d’un certain nombre de faits, de réflexions, depuis pas mal de temps.

Et très concrètement, une toute petite anecdote, récente, que je partage avec vous, en pensant bien que chacun d’entre nous a été dans cette situation. Dimanche dernier, au moment de l’offrande, je réalise que je n’ai sur moi, en argent, que quelques centimes qui traînent au fond d’une poche, pas de carnet de chèque, et un portefeuille dans lequel il y a un billet de banque ; billet que je destine à des courses, billet d’une valeur en argent certaine. Dans ces moments-là, il faut agir rapidement : la quête s’approche, ce n’est pas le temps de tergiverser. Evidemment, on peut détourner le regard, faire comprendre qu’on n’a rien sur soi, faire semblant en quelque sorte. Mais on ne le fait pas : alors, mettre ces quelques centimes ? Mettre ce billet ? Les deux sont possibles et les deux ont été faits, peuvent être faits. Il ne s’agit ici ni de juger, ni de dire ce qu’il faut faire. Mais peut-être alors se dit-on : mais, en fait, pour quelle finalité, pour quelle raison fais-je réponse à cette demande ? Pour quoi, au nom de quoi ? Et alors peut apparaître une autre dimension, une prise de conscience. Prise de conscience de ce que signifie un don, ici un don d’argent.

Mais il y a d’autres mode de dons.

La question se pose alors de se demander ce qu’est le don, ce que recouvre le don, ce qui signifie le don. Le don est-il un acte de générosité ? Le don est-il unilatéral, de la part de celui qui donne ? Le don est-il un acte gratuit ? Est-ce que le fait de professer notre foi chrétienne nous donne un regard particulier sur le don, sur le fait de donner ?

C’est ce que nous allons essayer de comprendre, de partager. Dans ce que je vois pour ce qui est de la relation humaine, sociale, j’allais dire d’homme à homme, d’abord ; puis dans ce que je comprends de notre relation à Dieu.

I. Dans une relation strictement humaine :

Même s’il ne nous semble a priori pas vraiment consubstantiel à notre être, à notre « agir » – qui fait que, premièrement nous sommes probablement plus enclins à prendre et à garder, sans partage, et même probablement en pensant à nous d’abord – il semble bien que le don, la pratique du don soit ancienne.

Elle l’est alors dans un registre de vie sociale, de relation sociale. Et les motivations sont complexes, d’une culture à l’autre, d’une période de temps à une autre, d’un conditionnement de notre être à un contexte particulier.

Je prends quelques exemples, parmi des milliers.

Quand, sous l’Ancien Régime, le don se pratique, il s’agit, du moins chez les puissants du temps, d’une pratique codifiée : il est entendu par exemple qu’au moment de sa mort, le maître doit non seulement avoir pris ses dispositions pour que sa domus, ceux qui l’ont servi, soient payés de tous leurs gages ; mais encore, il est attendu de lui qu’il fasse des dons, et des dons proportionnés à son rang et à sa fortune. Il y va du respect par lui d’une pratique, d’un ordre établi, su de tous, qui fait que celui qui a été servi, que celui qui dispose de la richesse matérielle, en donne à ses proches, mais aussi ses obligés, ses serviteurs. Dans une société de classes, de castes, de rang, dans une société pyramidale où la relation se conçoit de seigneur à vassal, il appartient à celui qui a eu une puissance, matérielle, politique, de se montrer à la hauteur de cette puissance et d’en témoigner auprès d’autrui.

On est bien là dans un don, mais un don attendu, un don codifié. Un don qui est fait en contrepartie de quelque chose. Un don qui oblige autant le donateur – qui ne peut passer outre – que le donataire, qui, en acceptant ce don, se met ou se conforte dans une position d’obligé, de débiteur en quelque sorte.

Autre exemple, que l’on m’avait donné lorsque j’étais en activité professionnelle, parmi les usages qu’il fallait connaître pour mieux appréhender la relation avec certains pays d’Orient : celui du don et du contre-don. Il n’aurait pas été pensable d’entamer une négociation sans l’offrande de présents, de dons. Cela faisait là encore partie de la règle bien comprise, du mode d’entrée en relation, d’une forme de courtoisie.

Encore un exemple. L’usage bien ancré semble t’il chez nos frères et sœurs au Japon, de faire des dons lorsque l’on a voyagé, de rapporter des présents, pour marquer son amitié, pour s’excuser d’avoir été absent, etc.

Un dernier exemple, que je vis en ce moment, où je suis en détachement pour toute l’année 2021 auprès de l’un de nos musées parisiens, en attendant l’arrivée de ma retraite officielle cette fin décembre. Alors que j’ai la charge de l’étude de l’une des collections de ce musée, je constate combien celle-ci s’est enrichie au fil des années par des dons. Là encore, d’autres motivations : désir sincère d’enrichir une collection d’Etat, désir de reconnaissance par ce musée, peut-être aussi parfois affirmation d’une aisance financière, volonté de voir des œuvres aimées atterrir en un lieu hors du marché, avec une conservation pérenne ; souhait de faire profiter le visiteur d’un objet jusqu’alors gardé dans le secret d’une collection privée ; souhait, par ce don, d’honorer la mémoire d’une personne disparue… Les motivations sont multiples. Elles sont, là encore, créatrices d’un lien social, ou en reconnaissance d’un état social. On donne, parce que l’on a eu, parce que l’on a eu la possibilité de détenir ; on donne par reconnaissance, par une forme d’altruisme.

En point commun, je dirais ici que, si ces dons ne sont certes pas à négliger, s’ils sont même de mon point de vue à encourager, s’ils ont en commun une certaine dose d’altruisme, de dépossession, de création ou d’affirmation d’un lien social – tout ceci étant loin d’être négligeable -, ils s’inscrivent quand même tous dans une relation d’obligeant à obligé.

Je veux dire par là qu’aucun de ces dons, quand bien même encore une fois la finalité peut être intéressante, ne revêt, à mes yeux, de dimension de gratuité. Je ne vois pas ici quelque chose d’entièrement gratuit ; j’en retiens cependant, quand même, un début de décentrement de soi, un état où celui qui donne considère la personne de celui qui reçoit ; une forme de dépossession, aussi. Ce qui est donné n’est plus au donateur.

Pour ce qui suit, je vous avoue que j’ai bien pesé le pour et le contre avant que de choisir de l’évoquer devant vous ce matin. Mais j’ai choisi de le faire, aussi parce que ces faits, depuis que j’en ai eu la connaissance, c’est-à-dire lors de mon adolescence, quand je commençais à lire des livres sur notre Histoire, ces faits m’ont marqué et me marqueront toujours.

En juillet 1941, dans le camp d’Auschwitz où est interné le père franciscain Kolbe, un prisonnier parvient à s’échapper. En représailles, le nazi qui dirige ce camp ordonne que dix des 599 prisonniers du bloc soient condamnés à mourir de faim et de soif au bloc. Le règlement du camp exigeait, pour décourager les évasions, que dix détenus soient exécutés en cas d’évasion d’un homme. Dix hommes sont alors sélectionnés, dont un père de famille. Maximilien Kolbe entend cet homme s’écrier : Ma pauvre femme ! Mes pauvres enfants ! Que vont-ils devenir ? ». Il propose alors de mourir à sa place. Selon ce qui a été rapporté, alors qu’on lui demandait de décliner son identité, ses paroles auraient été : « Je suis un prêtre catholique de Pologne ; je voudrais prendre sa place, car il a une femme et des enfants ». Kolbe fut alors détenu dans un block sans eau ni nourriture. Il mourut quelques semaines plus tard, alors qu’il avait survécu à ce régime, d’une injection létale.  

Ces faits ne peuvent recevoir aucuns commentaires. Les seuls constats que je prends la liberté de faire maintenant sont ceux-ci :

C’est en sa qualité de chrétien que Kolbe se présente à l’autorité nazie. C’est donc, de mon appréciation, au vu d’une cohérence entre ce qu’il croit fermement, ce qu’il est, qu’il offre sa vie. Qu’il s’offre. Il n’y a là aucune contrepartie possible, il n’y a aucun retour. Que Maximilien Kolbe ait été par la suite béatifié puis canonisé comme martyr ne change rien, n’apporte rien, de mon point de vue. Ceci m’est, pour le coup, étranger. Mais ce jour-là, un homme s’est dressé contre ce qu’il considérait – et qui est – une abjection ; il a donné sa vie pour celle d’un autre, en pesant la sienne à l’aune de celle de l’autre et par cohérence envers ce qu’il était, au fond de lui-même, en cohérence totale avec la foi qui était la sienne. 

Au regard de ce qui précède, que pouvons-nous tirer, pour nous ici et maintenant, des textes que j’ai choisis pour ce jour ?

II. Dans ce que peut être notre relation à Dieu :

De ces trois textes, j’ai choisi de tirer deux enseignements.

  1. Le premier, illustré par cet extrait du livre de la Genèse, qui est le premier qui me soit venu à l’esprit, mais beaucoup d’autres auraient tout aussi bien pu être retenus :

C’est que le seul auteur du don, celui qui en a la primauté absolue, est Dieu. Dieu et Dieu seul, et ce de manière universelle et gratuite ; alors qu’à la suite de Marcel Mauss, considéré comme « le père de l’anthropologie française », qui exposa sa pensée dans son Essai sur le don paru en 1923-1924, je reste plus que dubitatif sur la possibilité du don gratuit, de la part de l’Homme. Le don, la grâce, sont premiers ; nous ne sommes que, nous ne pouvons être que des récipiendaires.

Par là même, nous donnons moins ce qui nous appartient que ce que nous avons reçu.

Ceci ne signifie nullement que nous devions rester passifs, bien au contraire. Il nous appartient :

  • D’abord, de prendre conscience de ce que nous ne sommes que des récipiendaires ; et d’en rendre grâce ;
  • Ensuite, de tenter de prendre la mesure de l’immensité du don fait ;
  • D’en prendre soin et de le partager, de ne pas garder pour nous le don reçu ;
  • Dans la mesure de ce que chacun de nous peut faire, et chacun de nous peut faire quelque chose, de faire fructifier ce don, de le démultiplier.

2. Le deuxième enseignement me semble pouvoir être le suivant :

Dans les deux récits entendus, sont présentées deux femmes, deux veuves, deux personnes qui sont dans le dénuement matériel le plus total. Dans les deux récits, ces deux personnes se rejoignent par le don.

Mais, notez-le, dans le récit de Marc, Jésus observe et constate des faits. Contrairement à beaucoup de ce que j’ai lu, y compris comme prédications sur ces versets, en aucun cas il ne s’agit ici pour Jésus de donner cette veuve en exemple.

Il s’agit plus ici de dénoncer une fois de plus un système pervers, celui d’un Temple lieu de richesse, lieu de pouvoir. Dénonciation par Christ d’une piété réglementée, dénonciation de ceux qui, avant tout veulent être vus, et veulent que ce qu’ils font se sache.  La ruine du Temple suivra quelques versets plus loin.

En, revanche, me semble-t-il, et vous avez noté que Jésus fait précéder son adresse aux disciples de ces mots : « En vérité, je vous le déclare… » indique clairement qu’il s’agit ici non d’un enseignement moral que d’une vérité », ce que Jésus constate c’est qu’ici, par cet acte, cette pauvre veuve ne compte pas, qu’elle ne mesure pas. En ne comptant pas, en ne proportionnant pas son don à sa ressource, cette veuve rompt totalement avec une logique comptable préétablie. En quelque sorte, elle affirme une liberté, une indépendance par rapport à un système. Elle en propose, à sa manière, un autre.

Pour ce passage des Rois, l’approche me semble un peu différente. Certes, la veuve de Sarepta est dans ce même dénuement total, ce qu’elle exprime d’ailleurs auprès d’Elie. Mais il ne s’agit pas ici de rentrer ou non dans un système religieux quel qu’il soit. Il s’agit d’abord – et de nouveau sans compter, sans proportionner le geste que le prophète lui demande d’accomplir – de rompre là encore avec une forme d’économie domestique privée. De faire d’abord confiance à ce que dit Elie.

Alors, finalement, de voir dans le don l’expression, une des expressions de la foi.

De se dire, une fois de plus, que d’abord et avant tout, nous sommes au bénéfice du don qui nous a été fait ; et ensuite, parce que nous sommes au bénéfice de ce don et en aucun cas pour répondre, pour être à la hauteur de ce don, de se remettre entièrement à Dieu.

Pouvons-nous faire autrement ?

C’est ce que je ne crois pas.

Amen.

Exemple
Publication mise en avant

Lecture : Mathieu 4. 1-11

Chers Amis,

Ce texte très connu qui introduit trois tentations de Jésus ne manque pas de nous surprendre par sa simplicité apparente d’exposition et sa complexité de signification.

Ce texte est une parabole où Jésus et le diable au cours de ces trois tentations se livrent à une suite de questions-réponses qui semblent sans conclusion définitive.

D’où vient ce sentiment de difficulté ?

Poursuivre la lecture de : Les tentations de Jésus, par Jean-Gabriel Bliek
Exemple
Publication mise en avant

Voici que le roi pleure et se lamente sur Absalom; le roi est très affecté à cause de son fils  (2 Samuel, 19, 2 – 3)

Lectures

– 2 Samuel 14, 25 – 15, 2-4, 7, 10, 17  – 18, 9, 31-33  David & Absalom

– Luc 15, 11-24 : Le fils prodigue  Mon fils était mort et il est revenu à la vie !

– Romains 11, 1, 13, 33, 36 :  Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Certes non!

________________

Poursuivre la lecture de : David et Absalom, méditation proposée par Jacques Sandoz
Exemple
Publication mise en avant

C’est la rentrée. Comme chaque année, pourrait-on dire ! Toujours la même folie à la fin des mois d’été, du doux farniente des vacances. Pour les familles, cela signifie : acheter des fournitures, organiser les rencontres scolaires, réaliser les inscriptions aux sports pour les enfants. Pour tout le monde : l’Ile de France endormie redevient l’endroit trépidant avec les embouteillages sans fin, le début de la chute des températures, l’arrivée des feuilles en automne et la dynamique de la vie dans une métropole.

Mais cette année, tout est différent. Parce que cette année, nous n’avons pas qu’une rentrée, mais nous en avons deux. Deux ?  Oui, deux, car cette année il y a aussi une rentrée après la quarantaine de confinement, une rentrée à la vie dite « normale ». La pandémie n’est pas encore terminée, mais nous nous attendons à ce qu’une normalité revienne à un moment donné. Pas complètement comme avant, mais une normalité quand même. Nous voyons les premiers signes. Le nombre d’infections diminue, les évolutions de maladie sévères aussi, et la vaccination fait son effet.

Quelle merveille, c’est peut-être notre première réaction. Quelle chance nous avons de pouvoir enfin sentir cette liberté de pouvoir bouger comme avant. Aller au restaurant, aller au théâtre et au cinéma, se promener, parler aux autres, à l’intérieur comme à l’extérieur. Et peut-être bientôt même sans masque, avec les mêmes embrassades et les mêmes rites d’accueil qui sont si caractéristiques de la culture française. 

Mais est-ce que cela est vrai ? Est-ce que nous pouvons, est-ce que nous souhaitons revenir en arrière, comme avant ? Cela n’est pas si certain. D’abord, parce que le bonheur de cette rentrée sanitaire n’est pas sans tristesse. Au premier plan, cela affecte ceux qui ont été touchés par la pandémie. Ceux qui pleurent des membres de la famille ou des amis. Ceux qui sont tombés malades et ne se sont pas complètement rétablis à ce jour. Ils sont les tous premiers à souffrir de cette crise et la nouvelle liberté ne pourra pas les libérer de leur douleur.

Et parmi nous la plupart  doit aussi retrouver le chemin de la vie normale avec un effort considérable après cette longue phase d’isolement et de passivité forcée : car la liberté retrouvée, c’est aussi l’obligation de retrouver son chemin dans la vie, de s’organiser, de décider, de se déplacer, de retourner sur les lieux de travail.

Évidemment, ce phénomène nous affecte différemment. Certains ne voient pas tant le stress, pour d’autres il est présent. Certes, le confinement était épuisant et le soulagement d’un déconfinement est grand. Du coup, il n’y a plus d’excuse pour renoncer aux efforts indésirables, reporter des décisions, simplement mettre de côté les choses ennuyeuses, être autorisé à rester à la maison, peut-être même être parfois paresseux, un peu comme en vacances. Le retour à la vie est la devise, avec toutes les conséquences, y compris toutes les difficultés.

Je l’ai dit, deux rentrées au lieu d’une. Très peu d’entre nous ont vécu cela. Les personnes âgées connaissent encore les épreuves des années difficiles d’après-guerre. Mais la plupart d’entre nous n’ont jamais vécu directement une crise mondiale. Alors si nous sommes accablés par cette période, si nous ressentons de la peur, de la fatigue ou de l’insécurité, ce n’est pas anormal. Au contraire, c’est tout à fait normal et naturel, et nous pouvons nous l’autoriser. Peur de la maladie, de la vaccination, de l’avenir, de l’incertitude.

Notre temple est un endroit pour cela. Voici un lieu où nous pouvons formuler nos peurs et nos angoisses, dans la prière, en conversation avec notre pasteur ou avec des tiers. Profitons de cette proposition.

Mais la rentrée sanitaire va nous apporter encore autre chose. Nous ne voulons pas rester bloqués dans l’inquiétude et les peurs pour toujours, nous voulons aller de l’avant. Oui, pas de retour à l’ancienne normalité, mais un nouveau départ vers une nouvelle vie (juste une suggestion pour éviter la répétition).

Car bien sûr ce temps de confinement était aussi un temps de réflexion, peut-être aussi de réorientation et de purification. Et nous ne voulons pas oublier ces expériences, nous voulons les façonner. Peut-être expérimenter une nouvelle façon de vivre ou apporter des changements plus ou moins importants dans notre vie. Peut-être même prendre des décisions importantes, innover. Quelle chance ! Gardons un œil sur  ces découvertes comme une boussole et mettons-les en place lentement mais résolument.

Bien sûr, vous l’avez deviné : notre paroisse est aussi un bon endroit pour cela. Peut-être qu’une conversation ou une prière donneront l’élan final et le soutien nécessaire pour que nous puissions repartir dans notre nouvelle normalité. Essayons ! Et à la fin, peut-être nous fêterons ensemble cette nouvelle normalité dans un culte de joie et de gratitude.

Exemple
Publication mise en avant

I. Comment définir ce que sont la modernité et la postmodernité ?

Si les temps modernes commencent dans les manuels scolaires avec la Renaissance et la Réforme, le terme « modernité » a été forgé pour désigner la culture inédite qui prend son essor dans la foulée de la Révolution Française. En arrière-plan de ce mouvement sociétal et culturel, il y a bien sûr les Lumières au dix-huitième siècle, où émerge un sujet humain conscient de son autonomie, ainsi que le développement des sciences[1].

Poursuivre la lecture de : Situation de la théologie dans la modernité, puis aujourd’hui dans la « post »​ ou « l’ultra »​ modernité
Exemple
Publication mise en avant

Frères et sœurs,

En introduction, je vous propose de replonger dans vos souvenirs de latin, car je vais pratiquer maintenant devant vous ce que la rhétorique nomme « la captatio benevolentiae », c’est-à-dire, par quelques mots, une recherche de bienveillance de l’auditoire. Un pasteur peut se permettre de s’en passer, même si Bruno y a parfois recours ; pour un prédicateur laïc, ce petit artifice le rassure et il se dit : « Disons quelques petits mots qui vont capter l’intérêt et qui vont mettre en bonne condition pour écouter le propos de ce matin ». L’artifice ainsi confessé, rentrons dans deux petites histoires :

Poursuivre la lecture de : La Vie en abondance, vécue d’abord comme un don, par Laurent Condamy
Exemple
Publication mise en avant

Qui suis-je ? Qu’est-ce qui fonde mon identité ? Comment est-ce que je me vois, comment est-ce que je parle de moi ? La foi joue-t-elle un rôle concernant mon identité et la perception que j’ai de moi-même au sein d’un monde qui déshumanise parfois l’individu et le réduit à ses réussites ou à ses échecs ? Telles sont les questions que pose la thématique de l’identité abordée par la psychologie, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie ou encore la théologie qui emprunte des éléments à toutes ces disciplines, en regard de l’aspect théologique propre.

Poursuivre la lecture de : Réflexion sur l’identité
Exemple
Publication mise en avant

Genèse 22.1-19, Lévitique 15.19-30, Marc 5.21-42

Nous avons réfléchi récemment sur le thème du passage qui s’opère pour chacun vers la vie adulte. Le récit de la ligature d’Isaac s’est dévoilé, dans le contexte de cette réflexion, sous un nouveau jour.

Poursuivre la lecture de : Le passage vers la vie adulte : Isaac et Talitha koumi, la fille de Jaïrus
Exemple
Publication mise en avant

L’ESPÉRANCE, PAR JEAN-GABRIEL BLIEK

juin 11, 2019Commentaires fermés sur L’espérance, par Jean-Gabriel Bliek Edit

Lectures : Romains 4 v 18-21, Hebreux 6 v 11-15, Pierre 1 v 13 Mes chers Amis, Les textes qui nous ont été lus nous parlent de l’espérance mais cette notion nous parle-t-elle vraiment ? Comme disait le Maréchal Foch de quoi s’agit-il ?

Poursuivre la lecture de : Prédications de Jean-Gabriel
Exemple
Publication mise en avant

Neuilly 20 octobre 2019

Textes lus : Gen. 19, 17 et 26 ; Phili. 3, 12 et 13 ; Luc, 17, 29-32.

Chers Frères et Sœurs,

Une fois de plus ce matin, revenons aux textes. Et, premièrement, au mot « prédication ». Pour le dictionnaire biblique Westphal, que je cite, « Le mot (hébreu qeriyâh, grec kérugma, latin proedicatio) désigne une publication, une criée, l’acte du héraut publiant un message. Dans son acception originelle le terme s’applique exactement à la prédication des prophètes, de Jean-Baptiste, de Jésus-Christ, des apôtres en présence des Juifs et des païens, à l’exclusion de toute idée d’enseignement discursif, [c’est-à-dire à l’exclusion de ce qui procède par le raisonnement]. Dans la suite, les deux éléments, le message et l’enseignement, le kérugma et la didascalia, se sont rapprochés et fondus, donnant naissance au type de discours religieux connu sous le nom de prédication. »

Poursuivre la lecture de : « La tentation du regard en arrière », Par Laurent Condamy
Exemple
Publication mise en avant

Les débuts de la Réforme en France

La Réforme française (1)

Le roi de France, François 1er (1517-1547), ami des lettres et des arts, n’avait aucune compréhension pour les problèmes de conscience soulevés par la Réforme. Un concordat lui donnait un réel pouvoir sur l’Eglise de France, ce qui plaisait à son caractère autoritaire et l’incitait à maintenir le catholicisme. D’autre part, il n’aimait pas les tendances scolastiques arriérées de la majorité des sorbonnistes et protégeait les humanistes.

Poursuivre la lecture de : Les débuts de la Réforme en France

Exemple
Publication mise en avant

A lire dans Paroles Protestante de Janvier :  « On a changé l’heure du culte, La vieille dame et la voix » par Herman Grosswiller

Entre tradition et adaptation, l’Eglise doit faire au mieux pour trouver un rythme qui convienne au plus grand nombre. Changer l’heure du culte devient un enjeu théologique majeur. L’expérience d’une paroisse qui a sauté le pas.

Poursuivre la lecture de : Echos de la presse régionale sur le changement d’heure pour le culte dominical à Neuilly, dès janvier à 11h
Exemple
Publication mise en avant

Références de l’article : Bruno GAUDELET, « La mort est-elle l’objet d’une révolution anthropomorphique ? », dans Les révolutions du XXIe siècle, sous la direction de Yves Charles Zarka, Presses Universitaires de France, 2018.

Poursuivre la lecture de : « La mort est-elle l’objet d’une révolution anthropomorphique ? », (article publié) aux PUF
Exemple
Publication mise en avant

Le livre des émissions du Carême 2019 est paru !

On peut le trouver dans toutes les bonnes librairies, sur le net (Amazon, Fnac,..) et bien sûr sur le site de l’éditeur en cliquant sur le lien suivant :

https://www.editions-olivetan.com/accueil/923-quand-l-evangile-se-raconte.html

Pour réécouter les émissions en podcast sur France Culture, cliquez sur le lien suivant : 

https://www.franceculture.fr/emissions/careme-protestant

Exemple
Publication mise en avant

COMMENT VOIR ? ET PEUT-ÊTRE EN FAIT « REGARDER AU-DELÀ », PAR LAURENT CONDAMY

juin 28, 2019Commentaires fermés sur Comment voir ? Et peut-être en fait « regarder au-delà », par Laurent Condamy Edit

Textes bibliques à lire :  Genèse 28, 16, Job 23, 3-9, Jean, 20, 26-29  Chers Frères et Sœurs, Ceux d’entre vous qui sont des habitués de ce temple peuvent certainement constater avec moi qu’il y a bien peu de dimanches où notre pasteur ne nous met pas en garde contre ce qu’il appelle de manière imagée « la pensée […]

Poursuivre la lecture de : Prédications de Laurent Condamy
Exemple
Publication mise en avant

Etude sur le mariage et la bénédiction nuptiale (I)

Le magistrat étant considéré en bonne théologie calviniste comme un ministre de Dieu, et le mariage comme relevant de l’ordre créationnel, les protestants ont plutôt bien accueilli la décision de l’Etat de s’arroger la validation du mariage. D’autant que, nous l’avons signalé, la Réforme s’était davantage préoccupée de l’aspect public et légal du mariage que de sa cérémonie. Cela dit, la liturgie du mariage du régime concordataire, perdura en France dans la même forme qu’elle avait en vigueur avant les lois de séparation, c’est-à-dire, en maintenant les promesses et l’engagement des époux comme si la célébration présidée à la mairie par l’officier de l’état civil, n’était pas suffisante pour qu’il y ait mariage authentique[49]. Poursuivre la lecture de : Mariage ou bénédiction nuptiale ?

Exemple
Publication mise en avant

Etude sur le mariage et la bénédiction nuptiale (II)

1. La Bible

Si la monogamie était semble-t-il l’état le plus fréquent de la famille israélite[1] même dans un très loin passé, la polygamie ou la bigamie ne présentaient aucun désaveu moral et étaient laissées à la liberté et à la fortune des intéressés[2]. Cependant, le mariage monogame inspira les prophètes, les poètes et les sages, qui utilisèrent l’alliance conjugale monogame comme un symbole de l’alliance divine[3]. D’où l’idéal conjugal des récits de création de la Genèse présentant le mariage monogame comme répondant non seulement à l’ordre créationnel, mais participant encore de la ressemblance à Dieu par la communion qui fait du couple une seule chair. De fait, au premier siècle de notre ère, la polygamie ou la bigamie étaient proscrites, mais assez fréquemment remplacées par la répudiation et le divorce[4]. Toutefois, rappelle Raymond de Vaux, « Il est intéressant de constater qu’en Israël, comme en Mésopotamie, le mariage est une affaire purement civile et n’est sanctionné par aucun acte religieux »[5]. Poursuivre la lecture de : La cérémonie de mariage, repères historiques et religieux

Exemple
Publication mise en avant

Dans sa Préface à son Commentaire des Psaumes de 1557, Jean Calvin évoque sa conversion qui dû avoir lieu avant mai 1534 date à laquelle le futur réformateur de Genève se rend dans sa patrie de Noyon et renonce au bénéfice de la rente d’étudiant que lui avait accordé l’évêché (texte adapté d’après la traduction de la pléiade).

Poursuivre la lecture de : Calvin raconte sa conversion