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Voici que le roi pleure et se lamente sur Absalom; le roi est très affecté à cause de son fils  (2 Samuel, 19, 2 – 3)

Lectures

– 2 Samuel 14, 25 – 15, 2-4, 7, 10, 17  – 18, 9, 31-33  David & Absalom

– Luc 15, 11-24 : Le fils prodigue  Mon fils était mort et il est revenu à la vie !

– Romains 11, 1, 13, 33, 36 :  Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Certes non!

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Poursuivre la lecture de : David et Absalom, méditation proposée par Jacques Sandoz
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C’est la rentrée. Comme chaque année, pourrait-on dire ! Toujours la même folie à la fin des mois d’été, du doux farniente des vacances. Pour les familles, cela signifie : acheter des fournitures, organiser les rencontres scolaires, réaliser les inscriptions aux sports pour les enfants. Pour tout le monde : l’Ile de France endormie redevient l’endroit trépidant avec les embouteillages sans fin, le début de la chute des températures, l’arrivée des feuilles en automne et la dynamique de la vie dans une métropole.

Mais cette année, tout est différent. Parce que cette année, nous n’avons pas qu’une rentrée, mais nous en avons deux. Deux ?  Oui, deux, car cette année il y a aussi une rentrée après la quarantaine de confinement, une rentrée à la vie dite « normale ». La pandémie n’est pas encore terminée, mais nous nous attendons à ce qu’une normalité revienne à un moment donné. Pas complètement comme avant, mais une normalité quand même. Nous voyons les premiers signes. Le nombre d’infections diminue, les évolutions de maladie sévères aussi, et la vaccination fait son effet.

Quelle merveille, c’est peut-être notre première réaction. Quelle chance nous avons de pouvoir enfin sentir cette liberté de pouvoir bouger comme avant. Aller au restaurant, aller au théâtre et au cinéma, se promener, parler aux autres, à l’intérieur comme à l’extérieur. Et peut-être bientôt même sans masque, avec les mêmes embrassades et les mêmes rites d’accueil qui sont si caractéristiques de la culture française. 

Mais est-ce que cela est vrai ? Est-ce que nous pouvons, est-ce que nous souhaitons revenir en arrière, comme avant ? Cela n’est pas si certain. D’abord, parce que le bonheur de cette rentrée sanitaire n’est pas sans tristesse. Au premier plan, cela affecte ceux qui ont été touchés par la pandémie. Ceux qui pleurent des membres de la famille ou des amis. Ceux qui sont tombés malades et ne se sont pas complètement rétablis à ce jour. Ils sont les tous premiers à souffrir de cette crise et la nouvelle liberté ne pourra pas les libérer de leur douleur.

Et parmi nous la plupart  doit aussi retrouver le chemin de la vie normale avec un effort considérable après cette longue phase d’isolement et de passivité forcée : car la liberté retrouvée, c’est aussi l’obligation de retrouver son chemin dans la vie, de s’organiser, de décider, de se déplacer, de retourner sur les lieux de travail.

Évidemment, ce phénomène nous affecte différemment. Certains ne voient pas tant le stress, pour d’autres il est présent. Certes, le confinement était épuisant et le soulagement d’un déconfinement est grand. Du coup, il n’y a plus d’excuse pour renoncer aux efforts indésirables, reporter des décisions, simplement mettre de côté les choses ennuyeuses, être autorisé à rester à la maison, peut-être même être parfois paresseux, un peu comme en vacances. Le retour à la vie est la devise, avec toutes les conséquences, y compris toutes les difficultés.

Je l’ai dit, deux rentrées au lieu d’une. Très peu d’entre nous ont vécu cela. Les personnes âgées connaissent encore les épreuves des années difficiles d’après-guerre. Mais la plupart d’entre nous n’ont jamais vécu directement une crise mondiale. Alors si nous sommes accablés par cette période, si nous ressentons de la peur, de la fatigue ou de l’insécurité, ce n’est pas anormal. Au contraire, c’est tout à fait normal et naturel, et nous pouvons nous l’autoriser. Peur de la maladie, de la vaccination, de l’avenir, de l’incertitude.

Notre temple est un endroit pour cela. Voici un lieu où nous pouvons formuler nos peurs et nos angoisses, dans la prière, en conversation avec notre pasteur ou avec des tiers. Profitons de cette proposition.

Mais la rentrée sanitaire va nous apporter encore autre chose. Nous ne voulons pas rester bloqués dans l’inquiétude et les peurs pour toujours, nous voulons aller de l’avant. Oui, pas de retour à l’ancienne normalité, mais un nouveau départ vers une nouvelle vie (juste une suggestion pour éviter la répétition).

Car bien sûr ce temps de confinement était aussi un temps de réflexion, peut-être aussi de réorientation et de purification. Et nous ne voulons pas oublier ces expériences, nous voulons les façonner. Peut-être expérimenter une nouvelle façon de vivre ou apporter des changements plus ou moins importants dans notre vie. Peut-être même prendre des décisions importantes, innover. Quelle chance ! Gardons un œil sur  ces découvertes comme une boussole et mettons-les en place lentement mais résolument.

Bien sûr, vous l’avez deviné : notre paroisse est aussi un bon endroit pour cela. Peut-être qu’une conversation ou une prière donneront l’élan final et le soutien nécessaire pour que nous puissions repartir dans notre nouvelle normalité. Essayons ! Et à la fin, peut-être nous fêterons ensemble cette nouvelle normalité dans un culte de joie et de gratitude.

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I. Comment définir ce que sont la modernité et la postmodernité ?

Si les temps modernes commencent dans les manuels scolaires avec la Renaissance et la Réforme, le terme « modernité » a été forgé pour désigner la culture inédite qui prend son essor dans la foulée de la Révolution Française. En arrière-plan de ce mouvement sociétal et culturel, il y a bien sûr les Lumières au dix-huitième siècle, où émerge un sujet humain conscient de son autonomie, ainsi que le développement des sciences[1].

Poursuivre la lecture de : Situation de la théologie dans la modernité, puis aujourd’hui dans la « post »​ ou « l’ultra »​ modernité
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Frères et sœurs,

En introduction, je vous propose de replonger dans vos souvenirs de latin, car je vais pratiquer maintenant devant vous ce que la rhétorique nomme « la captatio benevolentiae », c’est-à-dire, par quelques mots, une recherche de bienveillance de l’auditoire. Un pasteur peut se permettre de s’en passer, même si Bruno y a parfois recours ; pour un prédicateur laïc, ce petit artifice le rassure et il se dit : « Disons quelques petits mots qui vont capter l’intérêt et qui vont mettre en bonne condition pour écouter le propos de ce matin ». L’artifice ainsi confessé, rentrons dans deux petites histoires :

Poursuivre la lecture de : La Vie en abondance, vécue d’abord comme un don, par Laurent Condamy
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Qui suis-je ? Qu’est-ce qui fonde mon identité ? Comment est-ce que je me vois, comment est-ce que je parle de moi ? La foi joue-t-elle un rôle concernant mon identité et la perception que j’ai de moi-même au sein d’un monde qui déshumanise parfois l’individu et le réduit à ses réussites ou à ses échecs ? Telles sont les questions que pose la thématique de l’identité abordée par la psychologie, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie ou encore la théologie qui emprunte des éléments à toutes ces disciplines, en regard de l’aspect théologique propre.

Poursuivre la lecture de : Réflexion sur l’identité
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Genèse 22.1-19, Lévitique 15.19-30, Marc 5.21-42

Nous avons réfléchi récemment sur le thème du passage qui s’opère pour chacun vers la vie adulte. Le récit de la ligature d’Isaac s’est dévoilé, dans le contexte de cette réflexion, sous un nouveau jour.

Poursuivre la lecture de : Le passage vers la vie adulte : Isaac et Talitha koumi, la fille de Jaïrus
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L’ESPÉRANCE, PAR JEAN-GABRIEL BLIEK

juin 11, 2019Commentaires fermés sur L’espérance, par Jean-Gabriel Bliek Edit

Lectures : Romains 4 v 18-21, Hebreux 6 v 11-15, Pierre 1 v 13 Mes chers Amis, Les textes qui nous ont été lus nous parlent de l’espérance mais cette notion nous parle-t-elle vraiment ? Comme disait le Maréchal Foch de quoi s’agit-il ?

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Neuilly 20 octobre 2019

Textes lus : Gen. 19, 17 et 26 ; Phili. 3, 12 et 13 ; Luc, 17, 29-32.

Chers Frères et Sœurs,

Une fois de plus ce matin, revenons aux textes. Et, premièrement, au mot « prédication ». Pour le dictionnaire biblique Westphal, que je cite, « Le mot (hébreu qeriyâh, grec kérugma, latin proedicatio) désigne une publication, une criée, l’acte du héraut publiant un message. Dans son acception originelle le terme s’applique exactement à la prédication des prophètes, de Jean-Baptiste, de Jésus-Christ, des apôtres en présence des Juifs et des païens, à l’exclusion de toute idée d’enseignement discursif, [c’est-à-dire à l’exclusion de ce qui procède par le raisonnement]. Dans la suite, les deux éléments, le message et l’enseignement, le kérugma et la didascalia, se sont rapprochés et fondus, donnant naissance au type de discours religieux connu sous le nom de prédication. »

Poursuivre la lecture de : « La tentation du regard en arrière », Par Laurent Condamy
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Les débuts de la Réforme en France

La Réforme française (1)

Le roi de France, François 1er (1517-1547), ami des lettres et des arts, n’avait aucune compréhension pour les problèmes de conscience soulevés par la Réforme. Un concordat lui donnait un réel pouvoir sur l’Eglise de France, ce qui plaisait à son caractère autoritaire et l’incitait à maintenir le catholicisme. D’autre part, il n’aimait pas les tendances scolastiques arriérées de la majorité des sorbonnistes et protégeait les humanistes.

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A lire dans Paroles Protestante de Janvier :  « On a changé l’heure du culte, La vieille dame et la voix » par Herman Grosswiller

Entre tradition et adaptation, l’Eglise doit faire au mieux pour trouver un rythme qui convienne au plus grand nombre. Changer l’heure du culte devient un enjeu théologique majeur. L’expérience d’une paroisse qui a sauté le pas.

Poursuivre la lecture de : Echos de la presse régionale sur le changement d’heure pour le culte dominical à Neuilly, dès janvier à 11h
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Références de l’article : Bruno GAUDELET, « La mort est-elle l’objet d’une révolution anthropomorphique ? », dans Les révolutions du XXIe siècle, sous la direction de Yves Charles Zarka, Presses Universitaires de France, 2018.

Poursuivre la lecture de : « La mort est-elle l’objet d’une révolution anthropomorphique ? », (article publié) aux PUF
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Le livre des émissions du Carême 2019 est paru !

On peut le trouver dans toutes les bonnes librairies, sur le net (Amazon, Fnac,..) et bien sûr sur le site de l’éditeur en cliquant sur le lien suivant :

https://www.editions-olivetan.com/accueil/923-quand-l-evangile-se-raconte.html

Pour réécouter les émissions en podcast sur France Culture, cliquez sur le lien suivant : 

https://www.franceculture.fr/emissions/careme-protestant

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COMMENT VOIR ? ET PEUT-ÊTRE EN FAIT « REGARDER AU-DELÀ », PAR LAURENT CONDAMY

juin 28, 2019Commentaires fermés sur Comment voir ? Et peut-être en fait « regarder au-delà », par Laurent Condamy Edit

Textes bibliques à lire :  Genèse 28, 16, Job 23, 3-9, Jean, 20, 26-29  Chers Frères et Sœurs, Ceux d’entre vous qui sont des habitués de ce temple peuvent certainement constater avec moi qu’il y a bien peu de dimanches où notre pasteur ne nous met pas en garde contre ce qu’il appelle de manière imagée « la pensée […]

Poursuivre la lecture de : Prédications de Laurent Condamy
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Etude sur le mariage et la bénédiction nuptiale (I)

Le magistrat étant considéré en bonne théologie calviniste comme un ministre de Dieu, et le mariage comme relevant de l’ordre créationnel, les protestants ont plutôt bien accueilli la décision de l’Etat de s’arroger la validation du mariage. D’autant que, nous l’avons signalé, la Réforme s’était davantage préoccupée de l’aspect public et légal du mariage que de sa cérémonie. Cela dit, la liturgie du mariage du régime concordataire, perdura en France dans la même forme qu’elle avait en vigueur avant les lois de séparation, c’est-à-dire, en maintenant les promesses et l’engagement des époux comme si la célébration présidée à la mairie par l’officier de l’état civil, n’était pas suffisante pour qu’il y ait mariage authentique[49]. Poursuivre la lecture de : Mariage ou bénédiction nuptiale ?

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Etude sur le mariage et la bénédiction nuptiale (II)

1. La Bible

Si la monogamie était semble-t-il l’état le plus fréquent de la famille israélite[1] même dans un très loin passé, la polygamie ou la bigamie ne présentaient aucun désaveu moral et étaient laissées à la liberté et à la fortune des intéressés[2]. Cependant, le mariage monogame inspira les prophètes, les poètes et les sages, qui utilisèrent l’alliance conjugale monogame comme un symbole de l’alliance divine[3]. D’où l’idéal conjugal des récits de création de la Genèse présentant le mariage monogame comme répondant non seulement à l’ordre créationnel, mais participant encore de la ressemblance à Dieu par la communion qui fait du couple une seule chair. De fait, au premier siècle de notre ère, la polygamie ou la bigamie étaient proscrites, mais assez fréquemment remplacées par la répudiation et le divorce[4]. Toutefois, rappelle Raymond de Vaux, « Il est intéressant de constater qu’en Israël, comme en Mésopotamie, le mariage est une affaire purement civile et n’est sanctionné par aucun acte religieux »[5]. Poursuivre la lecture de : La cérémonie de mariage, repères historiques et religieux

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Dans sa Préface à son Commentaire des Psaumes de 1557, Jean Calvin évoque sa conversion qui dû avoir lieu avant mai 1534 date à laquelle le futur réformateur de Genève se rend dans sa patrie de Noyon et renonce au bénéfice de la rente d’étudiant que lui avait accordé l’évêché (texte adapté d’après la traduction de la pléiade).

Poursuivre la lecture de : Calvin raconte sa conversion