Enchantement, pensée magique et foi

Prédication du dimanche 1er décembre

Pasteur Bruno Gaudelet

Deutéronome 18.9-14, Jérémie 10.2-16, Matthieu 7.15-23, Actes 5.12-16, Actes 19.11-12 (ces lectures sont données en fin du texte)

         

L’époque moderne nous a communiqué un esprit scientifique et nous a appris à distinguer entre le réel et le légendaire. Malgré cela, le marché de l’occultisme, des guérisseurs et des gurus, plus ou moins intéressés par les biens de leurs adeptes, génère plus que jamais d’énormes bénéfices et a pignon sur rue. Chacun sait que les escrocs et les falsificateurs sont légion et, pourtant, les télévisions et les magazines n’en font pas moins un tabac à chaque fois qu’elles réalisent une émission ou un reportage sur les guérisseurs et le paranormal. Les scientifiques démystifient sans cesse les pseudo-miracles ou le pseudo-paranormal, et pourtant une majorité de gens restent inclinés à croire aux « fantômes », aux « thaumaturges » et aux « forces inexpliquées ». On supposait au début du 20ème siècle que la pensée magique disparaîtrait au fur et à mesure que le niveau d’éducation des personnes augmenterait. Eh bien, que nenni ! Les statistiques montrent aujourd’hui que les plus diplômés ne sont pas en reste sur les classes moins diplômées pour ce qui concerne la pensée magique et les superstitions. Comment expliquer cela ?

 

Concernant la religion, notre société lie souvent ensemble pensée magique, superstitions et religion. Et, de fait, il faut bien reconnaître que la religion chrétienne a souvent, dans son histoire, flirté avec la superstition et la pensée magique. Que penser par exemple des dévotions que les foules rendent à Pierre et Paul dans le livre des Actes ? « On apportait les malades dans les rues, dit Actes 5.15, et on les plaçait sur des litières et des grabats, afin que, lors du passage de Pierre, son ombre au moins puisse couvrir l'un d'eux ». « Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, dit Actes 19.12, au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des étoffes qui avaient touché son corps ; alors les maladies les quittaient, et les esprits mauvais sortaient ». Drôles de pratiques n’est-ce pas ? Mais le pire c’est que l’auteur du livre des Actes ne s’en désolidarise pas. Or, c’est ce modèle qui sera retenu pour la christianisation de l’Europe. En effet, ce n’est pas en prêchant l’Evangile que l’Eglise a christianisée l’Europe, mais bien en revendiquant des miracles accomplis par ses saints et ses saintes. C’est par la religion populaire que le christianisme a christianisé l’Europe, avant que la Réforme ne s’en mêle et fasse un peu le tri dans les croyances et les pratiques.

 Il ne suffit donc pas de dire que la foi chrétienne se distingue fondamentalement de la superstition et de la pensée magique, il faut encore montrer comment. C’est dans cette réflexion que j’aimerais vous entraîner en ce premier dimanche de l’Avent qui nous ouvre sur l’enchantement de Noël, précisément pour que Noël qui vient nous enchante, mais sans nous entraîner dans les confusions de la religion populaire.

 

I.        Enchantement et désenchantement du monde

 

Avant que les sciences nous apprennent à distinguer entre le réel, le légendaire et le mythique, le monde était pour les générations antérieures, véritablement « enchanté ». Les dieux, les esprits, les démons, les génies, peuplaient le quotidien de tout un chacun. Le monde visible était pénétré par le monde invisible bénéfique et maléfique, et il était tout à fait « raisonnable » d’entretenir de bonnes relations avec le monde invisible bénéfique, comme de se préserver de l’influence ou de la nocivité du monde maléfique. L’avènement des sciences modernes a bouleversé les univers traditionnels et a effectivement « désenchanté » le monde. La pensée scientifique a imposé l’idée que le monde est régi par des lois naturelles, et que toute chose à une cause naturelle.

 

De ce point de vue, on peut dire que l’esprit scientifique a poursuivi la voie ouverte bien avant la modernité par le monothéisme. En effet, comme l’illustrent remarquablement le premier chapitre de la Genèse, mais aussi des prophètes comme Esaïe ou Jérémie, le monothéisme biblique fut le premier système de pensée à « désenchanter » le monde de fond en comble, c’est-à-dire à affirmer que le monde est absolument naturel et qu’il fonctionne sans l’aide d’aucune divinité ou aucuns esprits. L’affirmation des prophètes hébreux, selon laquelle les dieux et les génies sont sortis tout droit de l’imagination des humains démythologise et désenchante indubitablement le monde. 

 

II.       Conception monothéiste de Dieu et langage biblique pour parler du Tout-Autre

 

Très bien dira-t-on, mais l’affirmation monothéiste selon laquelle il existe un Dieu unique, ne maintient-elle pas l’idée d’un monde parallèle invisible ?

 

Pour répondre correctement à cette question il importe de distinguer 1) entre la conception que le monothéisme biblique se fait de Dieu dans le réel - c’est-à-dire de ce que Dieu est dans la réalité ici et maintenant – et 2) la façon dont les auteurs bibliques parlent de Dieu pour le rendre accessible à la pensée de leurs premiers lecteurs ou auditeurs, qui sont, ne l’oublions pas, des hommes et des femmes de l’Antiquité, dont la vision du monde est enchantée.

 

1) La conception de Dieu que se fait le monothéiste biblique est beaucoup plus sophistiquée qu’il n’y parait à première vue dans les écrits : en effet, Dieu n’y est justement pas conçu sur le modèle des dieux. Au reste, si les auteurs ne répugnent pas à utiliser le mot « dieu », le monothéisme biblique affirme que Dieu est TOUT-AUTRE (Exode 9.14, Esaïe 40.25) et qu’on ne peut le ranger dans aucune catégorie, pas même dans celle des dieux qui sont toujours conçus, dans toutes les cultures, sur le modèle des humains - nonobstant leurs supers pouvoirs et leur immortalité. Dieu est TOUT-AUTRE que ce qu’imagine l’humain, insiste le Premier Testament. Son vrai nom n’est d’ailleurs pas « Dieu », d’après le livre de l’Exode, mais un nom construit sur le verbe être que l’on traduit par « je suis » (Exode 3.14). « Je suis celui qui suis » lui fait dire le récit du buisson ardent. Autrement dit, Dieu est l’ÊTRE qui donne à toute chose de l’être. Or, là nous ne sommes absolument plus dans la représentation habituelle des divinités. Dieu est identifié, non à un dieu qui règne dans un monde invisible parallèle, mais à l’ÊTRE qui donne au monde et aux choses leur Etre.

 

2) Vous allez me dire que c’est très abstrait. Certes, vous répondrai-je, et c’est précisément pour cela que, s’adressant à des gens qui vivaient dans l’Antiquité avec la vision d’un monde enchanté, il a bien fallu que les auteurs bibliques utilisent un langage compréhensible pour essayer de faire comprendre quelque chose de ce Dieu qui est TOUT-AUTRE. Pour ce faire les auteurs bibliques ont utilisés le langage anthropomorphique et recouru aux mythes, aux récits, aux images, aux symboles que leur fournissait la culture antique mésopotamienne. Prendre les récits bibliques à la lettre est la plus grande erreur qu’à commise la chrétienté durant 19 siècles. Comprendre la Bible implique tout au contraire de distinguer entre le fond et la forme des textes, et donc de distinguer entre la conception que le monothéisme biblique se fait de Dieu dans le réel et la façon dont les auteurs bibliques parlent de Dieu dans leurs récits pour le rendre accessible à la pensé de leurs premiers lecteurs. Si l’on apprend à lire la Bible de cette manière, on s’aperçoit que la conception de Dieu du monothéiste est très différente de la façon dont les paganismes se représentent la divinité. On constate ensuite que le monothéisme « désenchante » radicalement le monde et qu’il cloue sans concession la pensée magique au pilori comme c’est le cas en Deutéronome 18 ou Jérémie 10 que nous avons lus.

 

III.       Désenchantement et pensée magique

 

Cette pensée magique, reste cependant, étonnamment prégnante dans le monde, même lorsque celui-ci est « désenchanté » par le monothéisme ou par l’avancé des sciences modernes. Il apparaît, en effet, que les dieux, les génies, les elfes ou les trolls peuvent disparaître, sans que ne disparaisse pour autant la pensée magique, elle-même. C’est que cette pensée magique est, non seulement un héritage ancestral que les sociétés portent en elles, mais qu’elle fait pièce également avec une dimension de l’esprit humain qui ne se cantonne précisément pas au monde visible. L’humain est un être spirituel qui ne se limite pas au monde matériel : il a besoin d’évasion, de rêverie et d’enchantement ! Mal orienté, ou joint au sentiment religieux, ce besoin d’évasion, de rêverie et d’enchantement engendre assurément superstitions, pensée magique et mythologies religieuses. Or, c’est manifestement parce qu’ils n’ont pas su réorienter à une grande échelle le besoin naturel d’enchantement et la spiritualité humaine, que ni le monothéisme, ni le christianisme et ni le monde moderne scientifique,  n’ont jamais vraiment pu enrayer la pensée magique. Ils ont changé les croyances et présenté une autre vision du monde, mais ils n’ont pas réussi à réorienter à grande échelle et en profondeur, la pensée magique des populations.

 

A.  Exemple des hébreux bibliques

 

Il n’y a qu’à voir certains textes bibliques pour se rendre compte que leurs auteurs n’étaient pas vraiment eux-mêmes débarrassés de la pensée magique lorsqu’ils ont écrit leur récit. Je pense par exemple à ces textes du Premier Testament où Dieu est présenté comme un bon génie faiseur de miracles, ou comme le Dieu-méchant promettant ses foudres à ceux qui dérogeraient à ses lois rituelles, ou encore comme le Dieu accessible seulement aux prêtres médiateurs de la divinité.

 

B.  Exemple de la modernité

 

Je pense aussi à nos concitoyens qui se disent athées, rationnels, épris de sciences et qui avouent au détour d’une conversation croire aux forces de l’esprit, à l’astrologie, aux pouvoirs des guérisseurs ou à la parapsychologie, et en qui resurgissent les réflexes de la pensée magique dès qu’ils sont face à des choses inexpliquées.

 

C.  Exemple du christianisme

 

Concernant le christianisme, il est évident qu’il n’a pas fait mieux que les Hébreux bibliques et la modernité. On le voit dès le Nouveau Testament. Si les récits de miracles des évangiles suivent des visées catéchétiques très précises pour dire la foi des chrétiens en Jésus après Pâques, et aussi pour illustrer que le Messie des chrétiens est de la même envergure que les prophètes Moïse et Elie, on voit bien, avec le livre des Actes que la pensée magique restait prégnante dans le monothéisme des premiers judéo- et pagano-chrétiens. En effet, même s’ils sont brodés de toutes pièces, les récits relatant la ferveur populaire envers Pierre et Paul, élevés soudain au rang de faiseurs de miracles, montrent que l’auteur du livre des Actes ne répugnait pas à utiliser le ressort de la religion populaire pour « gagner » ses lecteurs au christianisme. Le résultat de cette méthode, fut, je l’ai signalé plus haut, que l’Eglise des Pères, puis du Moyen-Âge, a tout simplement lié le message du monothéisme et de l’Evangile avec les religions populaires ambiantes, les superstitions et la pensée magique. Aussi plutôt que de désenchanter le monde, le christianisme classique l’a plutôt ré-enchanté avec de nouvelles mythologies : Dieu fut le plus souvent ramené au modèle des Zeus et des Jupiter ; les saints et les saintes prirent le rôle de faiseurs de miracles et devinrent l’objet des vénérations populaires ; les anges et les démons peuplèrent le monde ; les superstitions et la pensée magique furent christianisées.

 

Conclusion 

 

Qu’en conclure ?

 

1)  Et bien, premièrement, que l’avènement des sciences et de la modernité est vraiment une chance pour la foi chrétienne monothéiste. En effet, c’est grâce au désenchantement du monde opéré par les sciences et l’esprit scientifique que la théologie moderne a appris à discerner entre la conception monothéiste de Dieu et la culture enchantée des récits bibliques ; puis à mieux percevoir l’antagonisme radical qui existe entre le monothéisme et la pensée magique.

 

2)  Ceci nous amène à un second point d’importance : le lecteur moderne de la Bible ne doit pas confondre entre la présentation de Dieu que font les récits bibliques et la réalité de Dieu dans le monde ici et maintenant. Les auteurs présentent ou se représentent Dieu de diverses façons, mais cela ne signifie nullement que Dieu soit identique à leurs représentations dans sa réalité. Ces textes, écrits par des hommes, nous font réfléchir et penser avec eux, mais il n’est nullement obligatoire de prendre pour argent comptant tout ce qu’ils disent de Dieu ou du monde d’ailleurs. La Révélation ne se situe pas dans les textes pris à la lettre, mais au niveau de réflexion qu'ils entraînent. C’est dans le travail de l’interprétation que l’idée de Dieu progresse dans nos esprits et que Dieu se dévoile à nos consciences. La foi à laquelle le Dieu des prophètes et de Jésus-Christ nous appelle, n’est pas la foi du charbonnier ! La foi est une relation personnelle avec Dieu qui implique le désenchantement du monde et la mise au pilori de la pensée magique. C’est une affaire sérieuse qui requiert toute notre intelligence.

 

Certes, cela ne signifie pas que cette foi doive nous conduire à cette espèce d’austérité dans laquelle sont tombés et le calvinisme et les puritains anglais. Ne pas prendre en compte le besoin d’évasion, de rêverie, d’enchantement, de l’humain ou, pire, spiritualiser ce besoin d’évasion, de rêverie, d’enchantement, risque toujours de déboucher sur la persistance de la pensée magique dans le cœur même de la foi.

 

3)  C’est pourquoi, troisième et dernière conclusion, il importe, non de nier nos besoins de rêverie et d’enchantement, mais bien de  les nourrir. Seulement là, il faut s’entendre : Ce n’est pas avec du mysticisme ou des croyances parapsychologiques qui engendrent ou entretiennent la pensée magique qu’il nous faut nourrir nos besoins de rêverie et d’enchantement, mais plutôt avec la poésie, la beauté artistique et les arts. Autrement dit, c’est à l’imaginaire de la poésie et des arts d’enchanter notre monde et de féconder notre besoin de rêverie et d’évasion, non au religieux ou aux superstitions de la pensée magique.

 

Croyons en Dieu, et en sa Providence efficace pour le monde et les êtres, mais ne faisons pas de Dieu un bon génie faiseur de miracles - ni de la foi une croyance au miraculeux ou une servante de la pensée magique.

 

Que ce Noël qui vient, soit l’occasion pour nous de distinguer entre la poésie et l’enchantement de l’enfance, d’une part, et l’enchantement de la religion populaire qui nourrit la pensée magique, d’autre part. Ou encore entre l’art et la poésie littéraire des évangiles qui illustrent la Seigneurie du Christ-Jésus, d’une part, et la foi monothéiste prêchée par Jésus qui cloue au pilori les faux dieux des faux prophètes, les superstitions et la pensée magique, d’autre part.     

 

Allez, quatre semaines avant Noël, je vous souhaite un joyeux Noël  Amen !

 

Pasteur Bruno Gaudelet

 

Lectures bibliques :

 

Deutéronome 18.9-14

 9 Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. 10  Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, 11  qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts. 12  En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l'Éternel; et c'est à cause de ces horreurs que l'Éternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi. 13  Tu seras entièrement (consacré) à l'Éternel, ton Dieu. 14  Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins; mais à toi, l'Éternel, ton Dieu, ne le permet pas.

 Jérémie 10.2-16

 2  Ainsi parle l'Éternel: N'imitez pas la conduite des nations, Et ne soyez pas terrifiés par les signes du ciel, Parce que les nations en ont la terreur. 3  Car les coutumes des peuples ne sont que vanité. On coupe l'arbre dans la forêt. La main de l'ouvrier le travaille avec la hache; 4  On l'embellit avec de l'argent et de l'or. On le fixe avec des clous, au marteau, pour qu'il ne vacille pas. 5  Ces dieux sont comme une colonne massive. Ils ne parlent pas. On les porte, oui, on les porte, parce qu'ils ne peuvent faire un pas. Ne les craignez pas, car ils ne sauraient faire aucun mal, de même qu'ils sont incapables de faire aucun bien. 6  Nul n'est semblable à toi, Éternel ! …. 

8  Tous ensemble, ils sont stupides et insensés. La preuve de leur vanité, c'est l'arbre ! 9  On apporte de Tarsis des lames d'argent, et d'Ouphaz de l'or, oeuvre d'artisan, (sortie) des mains de l'orfèvre. On habille (les dieux) de pourpre violette et rouge, tous sont une oeuvre d'artiste. 10  Mais l'Éternel est Dieu en vérité, … 

11  Vous leur parlerez ainsi: Les dieux qui n'ont pas fait les cieux et la terre Disparaîtront de la terre et de dessous les cieux.  12  L’Eternel a fait la terre par sa puissance. Il a fondé le monde par sa sagesse. Il a étendu les cieux par son intelligence. 13  Lorsqu'il donne de la voix, Les eaux s'amassent dans le ciel. Il fait monter les nuages du bout de la terre. Il produit les éclairs pour la pluie. Il fait sortir le vent de ses réserves. 14  Tout homme devient stupide face à sa connaissance. Tout orfèvre est honteux de sa statue, car ses idoles ne sont que fausseté, Il n'y a pas en elles de souffle, 15  Elles ne sont que vanité, une œuvre ridicule ; elles disparaîtront, Quand viendra leur châtiment. 16  L’Eternel n'est pas comme elles, car c'est lui qui façonne tout, ...

Matthieu 7.15-23

 5 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. 16  Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? 17  Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits, 18  Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. 19  Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. 20  C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. 21  Quiconque me dit: Seigneur, Seigneur! n'entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 22  Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur! N'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons chassé des démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? 23  Alors je leur déclarerai: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi vous qui commettez l'iniquité.

 Actes 5.12-16

 12 Beaucoup de signes et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous d'un commun accord au portique de Salomon, 13  et personne parmi les autres n'osait se joindre à eux; mais le peuple les louait hautement. 14  Les multitudes d'hommes et de femmes qui croyaient au Seigneur augmentaient toujours plus. 15  On apportait les malades dans les rues et on les plaçait sur des litières et des grabats, afin que, lors du passage de Pierre, son ombre au moins puisse couvrir l'un d'eux. 16  La multitude accourait aussi des villes voisines de Jérusalem et apportait des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs; et tous étaient guéris.

 

Actes 19.11-12 

11  Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, 12  au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des étoffes qui avaient touché son corps; alors les maladies les quittaient, et les esprits mauvais sortaient.