Études diverses

Les débuts de la Réforme en France

La Réforme française (1) 

Le roi de France, François 1er(1517-1547), ami des lettres et des arts, n’avait aucune compréhension pour les problèmes de conscience soulevés par la Réforme. Un concordat lui donnait un réel pouvoir sur l’Eglise de France, ce qui plaisait à son caractère autoritaire et l’incitait à maintenir le catholicisme. D’autre part, il n’aimait pas les tendances scolastiques arriérées de la majorité des sorbonnistes et protégeait les humanistes.  

 

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Le Père de la Réforme

Martin Luther à la Diète de Worms


Les Eglises Protestantes célèbrent la Réformation (comme on dit dans les pays germaniques) le dimanche le plus proche du 31 octobre, pour nous y préparer voici un petit passage tiré de l’ouvrage de Charles Bost Histoire des protestants de France, La Cause, 9ème  Ed., 1992, p. 29-30). 

 Le 17 avril 1521, à 4 heures du soir, Matin Luther dans sa robe de moine fut conduit au palais épiscopal de Worms, devant l'empereur Charles-Quint, les princes allemands, les évêques et les grands seigneurs. Lui montrant des livres posés sur un banc, Jean Eck, official (juge) de l'évêque de Worms, lui dit: "Martin Luther, l'Empereur et l'empire t'ont appelé ici pour que tu déclares si ces livres sont de toi, et si tu veux les rétracter ou t'y tenir". Luther déclara d'une voix faible et tremblante qu'il avait écrit les livres. Pour le reste, comme il s'agissait du salut de l'âme et de la Parole de Dieu, il ne pouvait répondre sans un temps de réflexion. Il demandait donc un délai. On délibéra, et l'assemblée le renvoya au lendemain à la même heure.

 

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Confirmation ou Communion ?

Etude sur les sacements

Bruno Gaudelet

 Introduction

Les églises réformées françaises (et les pasteurs) formulent au sujet de la confirmation des avis divergents.

Confrontés communément aux usages de l’église catholique, la population protestante se définit assez souvent encore par comparaison ou analogie avec l’église sœur toujours dominante en France ; un peu, finalement, à l’exemple des médias qui utilisent le terme « messe » à la place du mot « culte » et qui font du « pasteur » un clerc équivalent au « curé », alors même que la Réforme a aboli la prêtrise et remis à l’honneur le sacerdoce universel des chrétiens.

 

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La foi chrétienne d'après Actes 4

Bruno Gaudelet

Le mouvement chrétien n’a jamais été uniforme.

Dès ses débuts, il comportait plusieurs courants dont certains étaient ressentis par les héritiers des premiers témoins comme plutôt hétérodoxes.

Paul se plaint ainsi d’avoir affaire à des gens qui prêchent un autre Jésus et un autre évangile (Ga 1.6).

Quel message, quelle doctrine était conforme à la foi chrétienne ?

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L'acte décisif de Jésus : temps des Rameaux

L’acte décisif de Jésus

Méditation au temps des Rameaux (Marc 11.15-19)

Pasteur Bruno Gaudelet

 

L'auteur de Marc assurait jusqu'ici que Jésus s’était fortement opposé à ce que ses disciples ou d’autres lui donnent le titre « Messie » (en grec « Christos »). Tout récemment encore, à Césarée, Jésus recommandait « sévèrement » à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.

Pourquoi cette prescription ?

Pourquoi ce « secret messianique » ?

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Qui a la Vérité ?

Qu’est-ce que la vérité ?

 

Introduction

 

La vérité est traditionnellement définie, soit par rapport au réel, soit par rapport à la justesse du langage. Dans le premier cas, la vérité est identifiée à la réalité. Dans le second, la vérité correspond à l’énoncé qui est en adéquation avec la chose ou le phénomène dit ou décrit. Le premier cas est redevable de la philosophie positiviste. Le second cas implique une conception non-critique du langage.

Commençons par l’exposé du premier cas, celui de la vérité positiviste.

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Le pardon

Le pardon

 Le thème du pardon de Dieu est-il toujours d’actualité aujourd’hui ou faut-il définitivement le ranger au musée des stratégies de la pastorale de la peur qui sévissait naguère, en recourant à la culpabilité et à l’épouvantail de l’enfer ou des peines éternelles ? Qu’en est-il, par ailleurs, du pardon entre les individus ? Doit-on, peut-on, tout pardonner ? Qu’est-ce que pardonner ? Quelle différence entre le pardon et l’oubli ? Le pardon n’est-il pas trop souvent confondu avec une « politique de détente » sans trop de rapport avec la foi biblique ?

  Concrètement, on peut dire que le thème du pardon implique trois dimensions ou trois axes que j'appelle :

1)    L’axe supra-humain, c’est-à-dire la relation de l’homme à Dieu

2)    L’axe inter-humain, c’est-à-dire les relations entre humains

3)    L’axe intra-humain, c’est-à-dire la relation de l’homme à lui-même

 Commençons par le premier énoncé, l’axe supra-humain.

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Quatre études sur l'évangile selon Marc

Pasteur Bruno Gaudelet

 

Sommaire :

Marc 1.1-8 : Un récit d’onction messianique

Marc 1.29-39 : : sens des guérisons de Jésus et autres signes surnaturels en Marc

Marc 9.2-10 : Qu’est-ce que ressusciter des morts ?

Marc 11.15-19 : L'acte décisif de Jésus

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