Discours sur la religion et l’Evangile

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Discours sur la religion et l’Evangile

Publication mise en avant

Evangile et/ou religion 

Lectures :Esaïe 66.1-2, Matthieu 3.1-8, Colossiens 2.8-23

Introduction

 

Nos sociétés européennes « laïques » et « séculières » se sont construites sur une critique virulente de la « religion », incarnée principalement par l’Eglise catholique, les Eglises protestantes et l’orthodoxie.

Taxée – non sans raisons – dès l’époque des Lumières d’obscurantisme, d’absolutisme, d’archaïsme moral, de paternalisme, de sexisme, de colonialisme, … la religion chrétienne a enregistrée en Occident une baisse progressive de ses membres et la pratique religieuse a atteint un niveau historiquement bas [1].

Aujourd’hui, moins de la moitié d’une classe d’âge a accès à un catéchisme. Seuls 17,4% des enfants entre le CE2 et le CM2 sont en effet catéchisés en France. 78% n’ont donc aucun enseignement « religieux »[2]. Le christianisme, le judaïsme, l’islam sont bien abordés dans les cours d’histoire, mais précisément comme des objets historiques ; ce qui n’a pas grand-chose à voir avec le bagage qui est transmis par un catéchisme.

Outre les critiques des Lumières et de la modernité, la religion subit au surplus, d’après les observateurs, la défiance et le désamour de nos contemporains pour les institutions. L’homme et la femme postmodernes seraient, dit-on, allergiques aux institutions poussiéreuses et figées et pencheraient irrésistiblement vers ce qui servirait leurs loisirs et leur épanouissement personnel. L’individualisme ne fait, il est vrai, pas bon ménage avec le collectif et l’institutionnel ; sauf à compter que la promesse d’un possible épanouissement personnel y devienne centrale. Certaines communautés religieuses – dans toutes les chapelles – semblent l’avoir bien compris.

La baisse de la pratique religieuse et la marginalisation de la religion pour une majorité de nos contemporains ne signifie cependant pas l’extinction de la religion à moyen ou long terme, et encore moins la disparition de la « religiosité » ou du « sentiment religieux ». Comme l’explique le sociologue Jean-Paul Willaime la situation religieuse de l’Europe, et même de la France, est à relativiser. De fait, 51% d’Européens affirment croire en un Dieu, 26% croient en une force vivante ou une sorte d’esprit, 20% se disent non-croyants, 3% ne se prononcent pas. Plus des deux tiers des personnes se reconnaissent donc croyantes et 27% revendiquent une pratique régulière[3]. A ces statistiques il faut ajouter la progression d’une tendance religieuse inédite : celle du « nomadisme spirituel » auxquels s’adonnent principalement les croyants distanciés des religions-institutions[4]. Le « nomadisme » spirituel ou religieux consiste à puiser aux différentes spiritualités et sagesses afin de composer et de nourrir son propre univers spirituel. Notons ici que la mondialisation a rendu proche ce qui était lointain. Religions, sagesses, croyances, spiritualités, se diffusent désormais comme tout objet de connaissance et s’implantent dans toutes les sociétés qui progressent vers le multiculturalisme.

Il n’en fallait pas davantage pour que les intellectuels qui croyaient que « Dieu était mort » se croient autorisés à parler d’un « retour de la religion ». Il serait cependant plus juste de parler d’une « sortie de la bulle des idéologies » qui laissaient croire à ces intellectuels que l’athéisme serait le dernier et le plus haut échelon « spirituel » des sociétés humaines. La mondialisation nous rappelle que notre culture n’en est qu’une parmi les autres et que les visions européennes, ou même française, anglaise ou allemande, du monde, ne sont jamais que des visions déterminées par l’histoire des populations ; sans que celle-ci soit d’ailleurs figée car qui sait ce qui forgera la vision de demain en France et/ou en Europe ? La mondialisation rend manifeste qu’il n’y a pas d’universalité en matière de religion. Plutôt que de parler de « retour de la religion », il est préférable de repérer les effets que produit la mondialisation du religieux au sein des sociétés qui se reconfigurent en permanence à l’instar des religions qui gaspillent peu mais recyclent à l’infini les « data » (les « données ») anciennes et nouvelles dans le process même de leur évolution. Les religions évoluent et se reconfigurent – parfois à leur corps défendant – elles se revisitent, se relisent, se réinterprètent, s’actualisent et s’adaptent quoi qu’en disent les « tradi » de tout bord religieux ou non. La mondialisation des traditions religieuses et la dynamique relative des religions instituées – propre aux générations montantes, à la fois savantes et décomplexées par rapport aux devanciers – renouvellent la façon de regarder la religion et le religieux aujourd’hui, sans rendre pour autant caduque la réalité de la diminution de la pratique religieuse dans les sociétés européennes et la mutation des Eglises de multitudes en communautés de confessants.

Telles sont, à grands traits, les raisons principales pour lesquelles la « religion » occupe une place « batârde » dans nos sociétés. « Archaïsme » ou « vestige du passé » pour les uns. « Institution vénérable » pour les autres rendant encore un service utile aux populations, mais de façon quasi « domestique » car répondant finalement aux seuls besoins familiaux manifestés par les « actes de passages » que sont le baptême, la communion, la célébration du mariage et des obsèques.

Côté chrétien nous ne sommes pas moins hommes et femmes de notre temps. Protestants et catholiques n’échappent donc évidemment pas au sentiment ambiguë, mi-figue, mi-raisin, de notre époque à l’égard de la « religion ». Certains prennent leurs distances avec leur Eglise et deviennent peu ou non « pratiquants ». D’autres considèrent que l’Eglise ne devrait pas être une « religion » mais une communauté fraternelle, libre du traditionnel et de l’institutionnel. Ceux-là se recommandent de l’Evangile qu’ils opposent à la religion. La religion fossiliserait la foi ou la rendrait bonne à ranger au musée. Choisir l’Evangile serait dès lors sortir de la « religion institution » pour retourner à « l’ecclésia » du Nouveau Testament qu’on imagine comme une simple assemblée priante, célébrante et surtout aimante. Nous projetons toujours sur le passé idéal nos besoins et nos aspirations.

Avec d’un côté une société de plus en plus ambigüe dans son rapport à la religion et de l’autre côté des chrétiens qui voudraient eux-mêmes en finir avec la « religion institution », nous voilà dans de beaux draps ! Il est temps de se pencher sur toutes ces questions qui ne sont pas secondes.

I. Y a-t-il un concept unifié de la « religion »

Ce que la plupart des gens des deux camps que je viens d’esquisser ignorent ou ne mesurent pas à sa juste proportion, c’est que la critique de la « religion » ne date pas du siècle des Lumières mais du dixième siècle avant Jésus-Christ. En effet, les prophètes de YHWH, que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de Yahvistes, sont de farouches critiques de la « religion » pourtant monothéiste de leur peuple.

Certes, le mot « religion » que je viens d’utiliser dans ce contexte est anachronique. C’est ce qu’expliquent les spécialistes des sciences religieuses. Le mot « religion » renvoie aujourd’hui à « une institution regroupant des individus qui partagent les mêmes croyances et pratiques religieuses ». Cette institution possède des dogmes, un clergé dûment formé, des liturgies et des rituels codifiés, des us et coutumes définies, du patrimoine, une certaine centralisation financière, des œuvres sociales et humanitaires, … Telle est l’idée que nous nous faisons de ce qu’est une religion. Or, nous disent les historiens des religions, cette définition est influencée et dérivée du christianisme ; assez tardivement d’ailleurs, car ce sont les guerres fratricides entre catholiques et protestants au 16ème siècle qui ont conduit les Eglises chrétiennes, puis progressivement les religions, à se définir doctrinalement sur le modèle catholique (puis protestant qui le reproduit) en conséquence de son impact missionnaire et colonialiste. C’est alors que le terme « religion » compris au sens chrétien en est venue à désigner – en un déplacement de sens par rapport au mot « religio » latin (qui signifiait à l’origine « scrupule » – les différents cultes et traditions religieuses[5].

Le concept de religion tel que nous le connaissons nous occidentaux est ainsi un « concept chrétien de la religion ». Or, les chercheurs expliquent aujourd’hui qu’il y a une telle diversité entre les « cultes » et une telle variété entre eux, qu’il est impossible de proposer une définition unifiée de la « religion ». Il existe des « religions » avec Un ou des dieux et des « religions » sans divinités. Des « religions » avec clergés et des « religions » sans clergé. Il y a des « religions » très institutionnalisées et d’autres domestiques. La variation des croyances et des rites est abyssale. Du coup, il est douteux que le mot « religion » pris au sens actuel, convienne pour désigner ou qualifier la diversité des « pratiques cultuelles » ou des « faits religieux » qui sont répandus sur la planète et dans l’Histoire. D’autant que ce que nous appelons « religion » aujourd’hui n’était pas dans l’Antiquité distinct de la vie sociale, culturelle, politique, familiale, des individus. L’idée de séparer le religieux ou le spirituel, de la vie sociale, civique, politique, est impensable dans l’Antiquité. Les pratiques cultuelles y étaient d’ailleurs moins liées à des croyances ou des dogmes spécifiques, qu’au respect des hiérarchies, des ordres, des équilibres et des pouvoirs en place dans toutes les sphères qui étaient considérées comme imbriquées.

II. L’exemple du Premier Testament et la critique des prophètes

La « religion » du Premier Testament fonctionnait elle-même ainsi et n’entrait donc effectivement pas tout à fait dans ce que nous mettons sous le mot « religion » aujourd’hui. Il y avait bien un clergé et des pratiques cultuelles, mais la Torah, la loi, imbriquait ensemble ce que nous appelons le « religieux », le « social », le « politique », le « juridique », le culturel… Quant à la doctrine religieuse, elle se résumait à l’affirmation de l’unicité de Dieu et au respect des commandements. Pour autant, si la religion juive ne cadrait pas alors avec ce qu’elle est devenue plus tard, elle manifestait cependant déjà des tendances à la fossilisation de la foi proches de ce que décrient aujourd’hui les chrétiens réfractaires à la « religion institution ». Le prophète Esaïe et tous ses camarades Yahvistes n’ont de cesse dans la Bible de critiquer les prêtres qui mettaient au centre les rituels et les pratiques cultuelles et rendaient la foi  secondaire, voir même subsidiaire. Pour être en règle avec Dieu, il s’agissait de respecter les commandements, de pratiquer les rituels, de suivre les sabbats, les fêtes et de donner les dimes. « Le ciel est mon trône et la terre mon marchepied, crie Esaïe de la part de Dieu, quelle maison pourriez-vous me bâtir, et quel lieu serait celui de mon repos ? Voici sur qui je porterai mes regards, sur le malheureux qui a l’esprit humble et qui respecte ma parole. » Autrement dit, ce ne sont pas les rituels et les pratiques religieuses qui nous rapprochent de Dieu, mais la foi d’un cœur sincère à l’écoute de Dieu lui-même.

Telle est aussi la protestation de Jean-Baptiste à l’orée de l’ère chrétienne. « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? » hurle-t-il sur les berges du Jourdain. Produisez donc du fruit digne de la métanoïa et n’imaginez pas pouvoir dire : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Ce n’est pas à des païens que Jean-Baptiste s’adresse mais à des gens qui pratiquent assidument la Loi de Moïse. Certains sont prêtres, lévites, docteurs de la loi. Et voilà le prédicateur hirsute qui leur déclare que ce n’est pas l’appartenance au peuple d’Abraham qui rapproche de Dieu, ni aucune des pratiques religieuses avec lesquelles on pense être justifié, mais que seule la foi rapproche de Dieu. D’où son baptême de « métanoïa »[6].

  • Critique de la religion et Semper reformanda est

Les prophètes Yahvistes, Jean-Baptiste et bien sûr Jésus – qui reprend lui aussi à son compte la critique des prophètes contre le formalisme religieux et l’auto satisfaction religieuse qui en découlait – n’ont pas attendu l’époque moderne pour protester contre les tendances de la « religion » à fossiliser la foi et à la rendre tout juste bonne à mettre au musée. L’Evangile est tout entier un appel au changement de cap décisif concernant la spiritualité. Il met en avant comme jamais auparavant le rôle déterminant de la foi personnelle et l’urgence pour chacun de répondre à l’appel de Dieu. Nonobstant, prétendre que l’Evangile va à l’encontre de la « religion » comprise au sens de l’institutionnalisation, serait difficilement défendable Bible en main. Les prophètes ont critiqué le formalisme religieux, mais n’ont jamais réclamé l’abrogation de la religion juive de leur époque. Ils ont critiqué les prêtres lorsqu’ils orientaient les foules vers le ritualisme et l’auto justification par la pratique religieuse, mais n’ont jamais fait campagne pour supprimer les rituels et les pratiques religieuses. Les prophètes ont exigé que la foi du cœur soit première, mais sans pour autant demander le retranchement des rituels. Jean-Baptiste a prêché contre le formalisme de la religion de son temps, mais il n’a pas réclamé la fin du clergé et des pratiques cultuelles. Jésus a prêché contre le formalisme de la religion de son temps, mais il pratiquait le sabbat, les fêtes juives et respectait les usages religieux de son époque. Ses disciples et Paul – qui ne s’est pas privé de critiquer la religion – n’en ont pas moins institué des églises dans tout l’Empire romain en les fondant sur le modèle religieux de la synagogue. L’Evangile est une protestation religieuse contre le formalisme religieux et un appel pour que le cœur entende l’appel de Dieu en vue d’une relation sincère et vivante avec lui, mais il est loin de s’opposer à la « religion-institution » lorsque celle-ci remplit bien sa charge.

C’est sur cette note qu’il nous faut nouer la gerbe qui produira un pain goûteux et nourrissant. Si nous sommes convaincus, en protestants, que la religion – ou l’Eglise si on veut l’appeler ainsi –  est toujours « à réformer » (ecclesia reformata semper reformanda est) nous sommes par définition d’avis que la religion, toujours réformée, a quelque chose d’unique à apporter à notre existence humaine.

Qu’y  a-t-il dans la religion ?

Il y a bien sûr du religieux dans la religion. Certains l’appelleront le « sacré ». D’autres la « mystique ». D’autres encore « l’ultime ». Pour l’Evangile le religieux n’est autre que la relation sincère et dialoguante que nous sommes appelés à nouer avec Dieu. Nous pouvons lui donner le nom de « communion ». Mais il n’y a pas que du religieux dans la religion, il y a aussi de l’identité, il y a de la sagesse, il y a de l’instruction et de l’éducation, il y a matière à réflexion, il y a de la formation humaine et à l’humanité. Il y a de l’amitié, des amitiés dans la religion, il y a de la communion, de la fraternité. Il y a des fêtes et du festif dans la religion, il y a du culturel, de l’histoire, de la mémoire. Il y a aussi de l’entraide et de la main tendue. Il y a matière à se décentraliser dans la religion, à se « dés-égotiser ». Il y a moyen de progresser dans l’image de Dieu qui nous a été donnée. Il y a de l’espérance pour ici et pour « après ».

En Conclusion

Il n’y a pas à choisir entre Evangile et religion chrétienne. Pourvu que la religion chrétienne s’évangélise, se centre sur l’Evangile et en vive, la religion chrétienne n’a pas à s’excuser d’exister. Elle apporte à l’expérience humaine quelque chose d’unique qu’on ne trouve nulle part ailleurs agencée et concentrée de la même façon. A nous d’en vivre et de nous en réjouir dans l’ordre que les Yahvistes, Jean-Baptiste et Jésus nous indiquent : « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu, et toutes choses vous seront données en plus ».

Pasteur Bruno Gaudelet

Bibliographie :

  • Philippe Borgeaud, Aux origines de l’histoire des religions, Paris, seuil, coll. Librairie du XXIe siècle, 2004.
  • Michel Despland, La religion en Occident. Évolution des idées et du vécu, Paris, Cerf, Coditatio Fidei, 1979.
  • Daniel Dubuisson, L’Occident et la religion : mythes, sciences et idéologie, Bruxelles, Complexe, 1998.
  • André Couture, Sur la piste des dieux, Montreal, Médiaspaul, 2009.
  • Anthony Feneuil (éd.), L’expérience religieuse. Approches empiriques, enjeux philosophiques, Paris, Beauchesne, 2012.
  • Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde : une histoire politique de la religion, Paris, Gallimard, 2005.
  • Marcel Gauchet, Un monde désenchanté ?, Paris, Agora, 2007
  • Pierre Gisel, Qu’est-ce qu’une religion ?, Paris, Vrin, Chemins Philosophiques, 2007.
  • Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz, Théories de la religion, Genève, Labor et Fides.
  • Jean Grondin, La philosophie de la religion, PUF, Que sais-je ? no 3839, 2009.
  • Danièle Hervieu-Léger et Régine Azria (dir.), Dictionnaire des faits religieux, PUF, Paris, 2010.
  • Daniel Hervieu Léger, Le Pèlerin et le converti. La Religion en mouvement, Paris, Flamarion, 2001.
  • Frédéric Lenoir, Métamorphoses de Dieu, Des intégrismes aux nouvelles spiritualités, Paris, Plon, 2003.
  • Michel Malherbe, Les religions de l’humanité, Paris, Criterion, 2004.
  • John Scheid, Religion et piété à Rome, Paris, Albin Michel, 2001, (1978).
  • Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? : essai sur l’imagination constituante, Paris, Points, 2014.
  • Jean-Paul Willaime, Sociologie des religions, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2010.

[1] 4,5% des français et 27% des européens revendiquent une pratique régulière : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/05/07/une-grande-majorite-de-francais-ne-se-reclament-d-aucune-religion_4629612_4355770.html

[2] https://www.la-croix.com/Religion/France/En-France-seuls-174-enfants-sont-catechises-2016-09-29-1200792659.

[3] https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/libris/3303330403891/3303330403891_EX.pdf

[4] Daniel Hervieu Léger, Le Pèlerin et le converti. La Religion en mouvement, Paris, Flamarion, 2001. Frédéric Lenoir, Métamorphoses de Dieu, Des intégrismes aux nouvelles spiritualités, Paris, Plon, 2003.

[5] Philippe Borgeaud, Aux origines de l’histoire des religions, Paris, seuil, coll. Librairie du XXIe siècle, 2004. Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz, Théories de la religion, Diversité des pratiques de recherche, changements des contextes socio-culturels, requêtes réflexives, Genève, Labor et Fides, 2002.

[6] On traduit « métanoïa » par « repentance » ou « conversion », mais ces deux mots sont devenus très connotés. La métanoïa comporte l’idée du « retournement ». « Retournez-vous vers Dieu » prêchent Jean-Baptiste puis Jésus. Telle est l’idée à garder.