Cène virtuelle, mais réelle

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Exemple

Cène virtuelle, mais réelle

Publication mise en avant

Intro culte numérique

Introduction

La Cène n’est pas pour nous protestants un rituel sacré, mais un signe visible de la grâce invisible, un symbole qui n’a aucune efficacité en lui-même, aucun sens si on ne partage pas la signification que l’Evangile y met et aucun intérêt si nous sommes étrangers à la foi que verse en nous l’Esprit de Dieu. Tout au contraire lorsqu’on y voit un symbole, la Cène est une prière en acte, qui réchauffe le cœur une participation à la Communion de l’Eglise, visible et invisible, locale ou virtuelle, avec Dieu qui rend proche le Christ-Jésus, elle est le signe de l’Alliance qui atteste, avec le baptême, de notre lien filial avec Dieu. C’est déjà dans cet esprit que nous entrons maintenant dans la première partie de notre temps de culte avec : la réflexion biblique.

Rappels théologiques

Pourquoi cette célébration numérique est-elle possible en terrain réformé ? Tout simplement parce que la théologie réformée estime, avec Jean Calvin, que les sacrements sont les signes visibles de la grâce invisible et non des espèces sacrées. Pour nous le pain reste du pain, le vin reste du vin, l’eau du baptême reste de l’eau, aucun changement de substance n’intervient lors de la célébration. Comme l’écrit Calvin, c’est la Parole de l’Evangile que nous rappelons qui revêt le pain, le vin ou l’eau du baptême de la signification qu’ils prennent dans et pour le moment de la célébration. Il ne s’agit pas de murmurer les Paroles de l’institution du baptême ou de la cène, comme on murmure une formule magique qui serait efficace en elle-même, explique Calvin. Mais il s’agit de donner aux signes le sens qu’ils prennent dans la symbolique du sacrement et dans la foi au Christ qui est l’œuvre de l’Esprit saint. Sans la foi et sans l’Esprit saint qui « besogne » dans notre cœur pour nous rassembler dans la communion, écrit joliment le réformateur de Genève : « les sacrements ne peuvent pas plus apporter aux esprits, que la lumière du soleil aux aveugles, ou une voix sonnante à de sourdes oreilles. » Autrement dit, si tu n’as pas en toi, cher.e  ami.e connecté.e, la foi que Jésus-Christ est Seigneur, mieux vaut mettre fin à ce direct du temple de Neuilly et rester simplement sur la méditation de la Parole. En revanche si tu crois dans ton cœur que Jésus-Christ est Seigneur, et si tu veux signifier à toi-même que l’humain ne vit pas de « pain » seulement mais également du « pain de vie » qu’est l’Evangile du Christ, le sacrement de la Cène sera lumière pour les yeux de ton esprit et parole de grâce pour ton cœur. Rasséréner par ces rappels, la communauté virtuelle, mais bien réelle, qu’est l’Eglise Réformée de Neuilly, se retrouve maintenant autour de la table du Christ que Dieu rend présent à notre cœur dans la communion de son Esprit. Tous ceux qui partagent cette foi sont les bienvenus autour de cette table qui n’est jamais la table d’une Eglise particulière mais la table du Christ.

Liturgie Cène

  • Préface :

Après avoir renouvelé dans nos cœurs la Bonne Nouvelle de L’Evangile, nous faisons mémoire de l’institution de la Cène :

  • Institution :

Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâce, il le rompit et dit: « Prenez, mangez, ceci est mon corps donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi« . De même, après avoir soupé, il prit la coupe et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez« .

  • Prière d’invocation

Eternel nous faisons mémoire de la vie et de l’œuvre de ton Christ : il est notre Messie et guide.

Nous faisons mémoire de la Bonne Nouvelle de son message : il est notre libérateur.

Nous faisons mémoire de sa Pâques et de ses promesses : il est notre espérance !

En son nom nous te disons d’un cœur sincère et reconnaissant la prière qu’il nous a enseignée :

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen.

·       Invitation :

Tout est prêt dit le Seigneur ! Tout est accompli ! Venez !

  • Fraction :

Le pain que nous rompons est la communion au Seigneur Jésus-Christ, et à son Evangile.

  • Elévation :

La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâces est la communion au Seigneur Jésus-Christ et à la promesse du Royaume où nous boirons le vin nouveau de l’Alliance réalisée.

  • Communion

Voici, dit Jésus je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre

j’entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi.

·       Action de Grâce (eucharistia)

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ce pain et ce vin signe et symbole de l’alliance fondée par Jésus-Christ. Nous te rendons grâce pour la Bonne Nouvelle de l’Evangile qui nous relève et nous fait vivre. Nous te rendons grâce pour ta Présence dans nos vies et les multiples soins de ta Providence. Renouvelle, nous t’en prions, nos forces, notre courage et inspire nos prières.